La hernie discale touche un public vaste, en France et dans le monde : ce mal dont l’on parle finalement assez peu est pourtant une véritable douleur et un handicap qui peut devenir difficile à gérer si l’on ne se penche pas sur le problème à temps.
En moyenne, la hernie discale touche 2% de la population : 1 personne sur 5 sera touchée par la hernie discale une fois dans sa vie. Ces chiffres montrent bien qu’il existe plusieurs profils de personnes à risque, étant précisé que les facteurs de risque peuvent s’additionner et augmenter ainsi le risque de contracter une hernie discale. Zoom sur les populations les plus concernées par ce problème de santé répandu mais méconnu.
Les tranches d’âge les plus touchées
Sauf cas particulier, les âges qui sont le plus susceptible de connaitre une hernie discale se situent entre la trentaine et la cinquantaine : ces âges sont ceux où les individus sont les plus actifs mais aussi ceux durant lesquels le corps est frappé par le processus de vieillissement. En termes mécaniques, les disques situés entre les vertèbres “s’assèchent”, la colonne se tasse, elle est moins souple et moins vigoureuse, ce qui augmente le risque d’être affecté par une hernie.
Paradoxalement, les personnes plus âgées sont moins concernées statistiquement par la hernie discale : à partir de la cinquantaine, les individus sont soumis généralement à moins d’actions brusques pour la colonne vertébrale et le risque d’une hernie discale va en s’amenuisant. Le vieillissement n’est donc pas le déclencheur d’une hernie discale, uniquement l’un des facteurs qui créent un terrain propice à son apparition.
Quel sexe est le plus concerné ?
Entre les hommes et les femmes, statistiquement, les hommes sont ceux qui sont le plus susceptibles de souffrir d’une hernie discale. Cela s’explique pour deux raisons : les métiers physiques sont occupés majoritairement par les hommes, et les activités sportives basées sur l’utilisation de poids sont plus largement exercées par la gent masculine.
Cela explique que les articulations des hommes soient statistiquement plus sollicitées et donc plus fragiles. Cependant, les chiffres des opérations de la hernie discale font ressortir un nombre très proche d’individus opérés entre les hommes et les femmes. Il s’agit donc d’une maladie qui touche à part quasiment égale les femmes et les hommes, avec une très légère occurrence accrue chez les hommes.
Les prédispositions génétiques
Lorsqu’une famille a connu un ou plusieurs cas de hernie discale, il existe en effet un facteur génétique qui favorise l’apparition d’une hernie. Quand l’on identifie ces prédispositions génétiques, il s’agit souvent de malades très jeunes et ne présentant aucun autre facteur de risque possible. Le gène responsable n’a pas été identifié, notamment car la hernie discale ne peut pas réellement faire l’objet d’une prévention efficace : cela explique que la piste de la recherche génétique n’ait pas été poursuivie. En outre, les hernies discales causées par la prédisposition génétique constituent une portion très faible des cas de hernies discales dans leur ensemble. Par conséquent, elles ne font pas l’objet de dépistage.
L’activité physique
L’activité physique, surtout lorsqu’elle est intense, ou un mouvement brusque, est le facteur le plus important de hernie discale. Plus un individu est actif, plus il est concerné par un risque accru d’être touché par une hernie discale. Les personnes travaillant dans des secteurs où elles portent des charges lourdes ont de grandes chances de contracter une hernie discale, en raison de l’usure des tissus, accélérés par les mouvements brusques répétés et la contrainte forcée sur les disques intervertébraux.
La pratique d’un sport à haut niveau, ou la pratique régulière d’un sport nécessitant de porter des poids, va constituer un facteur de risque considérable dans la
survenance d’une hernie discale, pour les mêmes raisons que celles exposées plus haut.
Les personnes fragilisées par un ou plusieurs accidents
Comme pour les individus ayant une profession fatigante pour leur organisme, ou les grands sportifs, les personnes ayant subi un ou plusieurs accidents (même ailleurs qu’au niveau de la colonne vertébrale) sont davantage à risque que celles qui n’ont jamais eu d’accidents. Ainsi, l’on constate que les hernies discales touchent fréquemment les personnes ayant été dans un accident de la route au cours de leur vie. La hernie peut parfois résulter (c’est à dire être la conséquence directe et immédiate) d‘un accident, quelle que soit sa nature, ou parfois en être la conséquence indirecte, à moyen ou long terme, en raison de l‘usure prématurée des disques intervertébraux.
La grossesse et le surpoids
La hernie discale étant davantage susceptible d’apparaitre chez les personnes soulevant des charges lourdes, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’on retrouve parmi les populations à risques les femmes enceintes et les personnes en surpoids.
La charge pondérale supplémentaire va imposer à l’organisme une contrainte parfois excessive. Surtout s’ils sont associés à d’autres facteurs de risques (un métier manuel, un antécédent d’accident, une prédisposition génétique), la grossesse et le surpoids ont pour conséquence presque certaine la survenance d’une hernie discale. Cela implique donc une surveillance accrue par des professionnels de santé pour ces populations.
Pour conclure, les hernies discales sont une maladie peut-être plus répandue que ce que vous imaginiez, étant donné qu’elles peuvent toucher toutes les personnes dont la colonne vertébrale subit une pression importante et répétée. L’usure excessive des disques situés entre les vertèbres peut concerner les travailleurs manuels, mais aussi
les caissières, les femmes enceintes, les personnes en surpoids… La population à risque est vaste. Nous espérons que vous en savez désormais davantage sur les personnes à risque en matière de hernie discale et que cet article vous aura intéressé. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous faire part de vos questions et à consulter les autres articles publiés à ce sujet sur notre site.
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