La hernie discale est un mal bien particulier qu’il s’agit de distinguer d’autres maladies du dos : ses causes, ses symptômes, et ses traitements ne sont pas ceux d’une cruralgie par exemple. Une erreur de diagnostic peut retarder la bonne prise en charge et le suivi médical adapté à la maladie, augmentant ainsi les risques d’être touché par une hernie discale grave et handicapante. Pour ne pas risquer d’aggraver la situation, nous vous guidons dans cet article pour que vous sachiez quand l’on peut parler de hernie discale, et à quels moments le diagnostic doit être écarté. En toute hypothèse, seul un professionnel de santé sera à même de poser le bon diagnostic et de déterminer le traitement qu’il vous faut ; en attendant de consulter, découvrez ci- dessous les éléments qui distinguent la hernie discale d’autres maux !
Comment se définit la hernie discale ?
Pour rappel, la hernie discale touche les disques intervertébraux, qui servent à amortir les chocs entre les lombaires et le sacrum. C’est l’occasion de faire un petit cours d’anatomie : ces fameux disques situés entre les vertèbres lombaires et le sacrum sont composé d’un annulus et d’un nucleus. L’annulus est la gaine qui retient le noyau mou qu’est le nucleus. Les disques sont composés en majorité d’eau, et il arrive que le processus de déshydratation naturellement induit par le vieillissement augmente le risque de contracter une hernie discale.
Un ligament court le long des vertèbres, à l’arrière, pour les maintenir dans la bonne position ainsi que les disques. Également à l’arrière des vertèbres, l’on retrouve le canal rachidien qui sert de gaine pour rassembler les nerfs issus de la moelle épinière. On parle de queue de cheval pour les nerfs situés au niveau des lombaires. Pour
situer le nerf sciatique, il se trouve également au niveau des lombaires, et passe à l’arrière des disques, d‘où le risque qu‘il se retrouve parfois pincé.
Comme vu plus haut, les disques se déshydratent avec les années et perdent de leur solidité. Ce processus d’assèchement contribue aussi à tasser la colonne et à donner la sensation que les personnes sont plus petites en vieillissant. Ce processus est naturel mais tout le monde ne le subit pas de la même manière et avec la même intensité. Certains individus vont être plus enclins à avoir une hernie discale que d’autres, surtout s’ils ont d’autres facteurs de risques génétiques ou environnementaux. On parle parfois d’involution des disques pour cette usure. L’involution a parfois pour conséquence l’ébrèchement du disque qui va laisser s’échapper le corps mou contenu dans l’annulus. La migration du nucleus va créer une protrusion, avec une sensation de douleur et d’inconfort au niveau des lombaires. La saillie sur l’arrière du disque, en se poursuivant va provoquer la hernie discale, qui peut être sous-ligamentaire, ou extra ligamentaire, selon si elle est maintenue par le ligament ou si elle le déchire. Il y a donc divers degrés de complications à une hernie discale, qui peut être plus ou moins douloureuse selon les cas particuliers et l’évolution de la maladie.
La distinction entre hernie discale, sciatique et cruralgie
En rentrant au contact du canal rachidien et du nerf sciatique, la hernie discale va être de plus en plus douloureuse. La hernie discale peut ainsi causer une sciatique : dès lors, une sciatique peut être la conséquence d’une hernie discale, mais ne peut pas en être la cause. Il faut donc bien distinguer les deux notions. Le nerf sciatique parcourant le bas du dos jusqu’au pied, les douleurs peuvent être particulièrement handicapantes.
De la même manière, la hernie discale peut causer une cruralgie. Les deux types de douleurs causées par sciatiques et cruralgies sont similaires, mais pour la cruralgie, c’est le nerf crural qui va être affecté, et la sensation va donc irradier l’avant de la jambe.
Toutes les sciatiques et toutes les cruralgies ne signifient pas pour autant que l’on est atteint d’une hernie discale : elles ont souvent pour origine soit la hernie discale, soit un simple contact entre le nerf en cause et le disque et un relief de la colonne, soit plus rarement une tumeur qui entrerait en conflit avec le nerf sciatique ou crural.
En conclusion, l’on parle de hernie discale dans le cas bien précis où le cœur d‘un disque intervertébral va être poussé en dehors de sa place normale, et provoquer une saillie. Cette saillie est généralement douloureuse mais peu aussi ne pas l’être ; dans ce cas, seul un examen du dos par un spécialiste permettra de mettre en lumière ce problème de santé. Une douleur dans le dos n’est pas forcément synonyme de hernie discale, et une hernie discale n’est pas nécessairement associée à une douleur immédiate ou insupportable : les situations varient d’n individu à un autre, d’où l’importance de faire appel à un spécialiste pour vérifier le bon état de sa colonne vertébrale, surtout lorsque l’on exerce un métier physique. Maintenant que vous comprenez mieux ce que signifie la hernie discale, nous vous invitons à consulter notre site pour en savoir plus sur les causes et les traitements de cette maladie. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques sous cet article !

