Si vous souffrez d’une hernie, vous vous dites peut-être qu’il s’agit d’une fatalité et que de toute façon, la situation ne peut pas empirer. Détrompez-vous ! Les hernies discales sont des affections dont le degré de gravité peut varier selon leur stade d’évolution. Sans un suivi médical adapté et une bonne hygiène de vie, les hernies discales sont porteuses de dangers de natures différentes. Retour sur les risques engendrés par la hernie discale.
Le risque de ne plus pouvoir se déplacer
Au fur et à mesure de la progression de la maladie, la hernie discale peut être de plus en plus handicapante. Selon l’importance de la protrusion, et l’absence de traitement prolongée, la sensation de douleurs lombaire va progressivement être remplacée par un picotement dans les orteils, des fourmis dans les jambes, puis au plus grave, l’absence totale de sensation dans les jambes.
Ces risques vont engendrer une perte de mobilité progressive. La douleur également va entraver les mouvements : chaque pas, chaque torsion va devenir de plus en plus insupportable et le patient ne voudra plus bouger de peur de se faire mal. La sédentarité va accroitre la perte de mobilité, dans un cercle vicieux de douleur et de handicap.
Le malade peut donc souffrir d’un double handicap, sensoriel et physique, du fait de la hernie discale.
Si la hernie discale touche un disque en hauteur, le bras du côté de touché par la hernie peut aussi être impacté.
Le risque de ne plus pouvoir se lever
La hernie discale va entrainer un risque de ne plus pouvoir se lever, lorsque l’on est assis ou allongé. La hernie rend très difficile de soulever des poids, mais aussi de soulever son propre poids. Si le dos est bloqué, le fait d’utiliser ses bras en soutient ne sera pas forcément possible, selon l’avancée de la maladie. La répartition du poids lorsque l’on cherche à se relever se fait au niveau du bas du dos, justement la zone fragilisée par la hernie discale.
Les gestes du quotidien comme porter ses courses, se baisser pour ramasser quelque chose peut devenir hors de portée pour les malades souffrant de hernie discale. La cuisine et la vaisselle, le ménage, mettre ses chaussettes, faire ses lacets, sont autant de gestes en apparence anodins qui peuvent être rendus extrêmement durs pour un malade souffrant de hernie discale. En effet, le fait de rester debout pendant de longues périodes de temps va devenir pratiquement impossible car trop douloureux.
Se laver peut aussi être une épreuve, à cause des mouvements et torsions que la douche peut nécessiter. De plus, si l’espace est exigu, il sera difficile de placer un tabouret ou un strapontin pour rendre ce moment moins difficile. Entre la douche et la baignoire, aucune des deux options ne permettra de se sentir à l’aise et en sécurité pour une malade souffrant de hernie discale devant se laver seul. La position debout de la douche sera inconfortable et intenable, et l’assise trop basse de la baignoire deviendra un calvaire lorsqu’il faudra se relever.
Le risque de contracter d’autres maladies, favorisées par la hernie discale
L’organisme étant constamment en train de combattre l’inflammation causée par la hernie discale, le système immunitaire est affaibli : le malade est fatigué en permanence, le sommeil est affecté, et par conséquent, il est plus à risque de contracter des maladies courantes telles que la grippe, des problèmes gastriques, une pneumonie…
Le patient peut être entrainer dans un cercle vicieux : un simple rhume peut en effet aggraver la hernie discale, en mettant une pression sur le disque déjà endommagé à chaque éternuement.
Le risque de ne plus pouvoir travailler
Pour être guérie, la hernie peut nécessiter d’éviter l’exercice d’une activité, sportive ou professionnelle, pendant un certain temps, lorsque celle-ci induit des mouvements néfastes pour le soulagement des symptômes et entraver l’inflammation.
Toutefois, si l’on poursuit une activité professionnelle qui aggrave la maladie, la hernie discale va engendrer un risque accru de paralysie et de douleurs handicapantes, ce qui peut avoir à terme pour effet de placer le malade dans une situation d’incapacité professionnelle.
Les efforts répétitifs provoqués par un métier manuel, mais aussi tout simplement par une mauvaise posture au bureau, vont peser sur la colonne déjà mise à mal par l’usure des disques.
Les professionnels du bâtiment sont les plus concernés par ce problème et ne doivent pas négliger de le traiter : dans leur cas, la hernie discale peut ainsi être reconnue maladie professionnelle et faire l’objet d’une indemnisation. Pour cela, il faut faire une déclaration dans les 15 jours suivant l’arrêt maladie pour hernie discale. Le dossier doit ensuite être adressé à l’assurance maladie pour être reconnue comme étant en lien direct avec l’activité professionnelle. Encore faut-il pour obtenir une indemnisation que le taux d’incapacité soit jugé suffisant par les autorités compétentes : en effet, la hernie discale peut être très difficile à supporter au quotidien mais cela ne préjuge pas du taux d’incapacité qui lui sera attribué. En conclusion, les hernies discales impliquent un risque de complications et de handicap lourd dans la vie de tous les jours : pour ne pas être concerné par un traitement chirurgical ou médicamenteux lourd, pour éviter d’être handicapé dans ses gestes et mouvements quotidiens, pour ne pas être frappé par une incapacité à travailler, nous vous recommandons de ne pas repousser la consultation d’un spécialiste au lendemain. Agissez maintenant pour votre santé et épargnez-vous de subir les risques engendrés par une hernie discale non traitée ! Nous espérons que cet article vous a fait prendre conscience des risques impliqués par les hernies discales ; si vous souhaitez connaitre les causes, les traitements et les moyens de prévention de cette affection, nous vous conseillons de consulter les autres articles de notre site. Faites-nous part de vos commentaires si cet article vous a été utile, à bientôt sur notre site !

